21 03 2007
Un ancien Charentonnais dans l'équipe de France de Foot
Par Charenton-le-Pont, à 12:47 | Sports | #10 | RSS

Piquionne est venu de si loin qu’il prend son temps pour savourer...
Avec Samir Nasri, Lassana Diarra, Abou Diaby et Karim Benzema, il fait partie du nouveau contingent de Bleus appelés, un peu par surprise, par Raymond Domenech en vue des matchs contre la Lituanie, samedi à Kaunas, et l’Autriche (en amical), le mercredi suivant à Saint-Denis.
Frédéric Piquionne fut au coeur de l’actualité du mercato, et de son opposition franche avec Saint-Étienne, concernant un éventuel transfert à Lyon, naquit très vite une vive polémique. Téléguidé finalement vers Monaco et désormais apaisé, le Martiniquais regarde de nouveau les choses de la vie sereinement.
À sa manière, « Fred » Piquionne est un enfant de la balle. Parti très jeune de chez lui, en Martinique (à 10 ans), le gamin de l’époque vécut à Charenton dans une famille d’accueil avant d’essuyer le refus poli mais ferme du FC Metz et de l’INF ; de revenir dans son île (aux Golden Stars de Fort-de-France) ; et de goûter enfin aux joies d’une reconnaissance professionnelle. À Nîmes d’abord, puis à Rennes et finalement à Saint-Étienne. Itinéraire en zigzags.
Longtemps… petit
« Un jour, j’ai revu les gens de Metz. Je leur ai dit : “C’est dommage…” Il faut dire qu’avant d’être grand, j’ai été longtemps petit (rires) ! En fait, j’ai grandi super tard, ce qui explique que mes différents tests se soient révélés négatifs. » Et qu’il n’apparaisse, par voie de conséquence, en équipe de France qu’à l’âge de… 28 ans, au moment où des mômes au profil de petit frère appréhendent le même dessein.
« Honnêtement, je ne pensais pas du tout être là. J’ai appris ma sélection en regardant la télévision. J’en ai même transpiré de bonheur ! Des Bleus, j’ai bien sûr plein d’images en tête. Notamment celles de 1986, au Mexique. Je m’identifiais alors à Platini. Que dire de moi ? Comme toujours, je m’étais dit qu’il me faudrait être le plus régulier possible. Or, cette saison, j’ai gagné en lucidité et en régularité malgré mes problèmes. »
Des problèmes que Raymond Domenech accommoda à sa sauce récemment, donc avec un humour délicieusement corrosif, pour offrir une rude confidence au « peuple vert » : « “Fred”, je ne pouvais pas le prendre parce qu’il était stéphanois ! » « Je sais que la blague a suscité une grosse polémique à Saint-Étienne. À Lyon, en revanche, on a bien rigolé. Dans ma démarche, il n’y a jamais eu autre chose que le souci de jouer dans un club pouvant me permettre de passer un échelon. C’est regrettable d’en être arrivé là. Les quinze derniers jours de janvier furent très durs. Cette guerre avec mes dirigeants m’a fait comprendre beaucoup de choses sur le fonctionnement du football. À un moment, j’ai vraiment eu envie de tout arrêter. Mais heureusement que je n’ai pas fait ça ! Un jour, je m’exprimerai là-dessus. Vous savez, je ne suis pas lyonnais, ni stéphanois. Je suis parisien ! Dès lors, le maillot, ce n’est pas un repère majeur pour moi. À présent, tout est rentré dans l’ordre et j’en suis ravi. »
À propos de maillot, Piquionne pourrait en enfiler un autre, à Kaunas. Ne dit-on pas en effet qu’il ressemble comme un frère à Thierry Henry, le grand absent en attaque ?…
À MARCOUSSIS, PAR PIERRE DIÉVAL PHOTO AFP
Tags : Football, Frédéric Piquionne, Sport






Commentaires
#1 - Le vendredi 23 mars 2007 à 12:07, par Julien94
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