Près de 80 personnels TOS (techniciens, ouvriers de service) de l'Institut national des sports et de l'éducation physique (INSEP), bénéficiant du statut de la fonction publique, doivent encore être reclassés sur d'autres sites ou en province d'ici à l'horizon 2009.

Le plan de rénovation prévoit en effet que les activités hébergement, restauration, blanchisserie et sécurité de l'Insep seront déléguées au secteur privé. Toute la partie sportive, l'entretien des équipements, la formation et le suivi médical restent du domaine de l'Etat.

"Le coût global de la rénovation de l'Insep s'élève, en valeur actualisée 2006 à 138 millions d'Euros", a affirmé Jean-François Lamour: "Le recours au partenariat public-privé était la seule opportunité pour rendre compatible la mise en oeuvre du projet avec les contraintes des finances publiques".

"L'Etat avait également la volonté de changer d'époque", a admis le ministre, "en se concentrant sur ses corps de métiers propres" et en déléguant à d'autres les prestations logistiques.

Le ministère débloquera immédiatement la moitié de la somme prévue, et paiera ensuite un "loyer" pendant trente ans au consortium privé (mené par GTM Construction, groupe VINCI) chargé des travaux et des prestations.

Jean-François Lamour a par ailleurs assuré les représentants des fédérations sportives que l'Etat garderait le contrôle de la tarification des séjours à l'Insep. "Pratiquer des prix prohibitifs et vider l'Insep de ses sportifs n'aurait aucun sens", a-t-il souligné.

Le ministre est ensuite monté à bord d'un engin de chantier pour procéder, symboliquement, à la démolition d'un ancien plongeoir.

Lancé en avril 2004, le chantier de rénovation de l'Insep est prévu sur quatre ans pour une mise à disposition opérationnelle du site après les jeux Olympiques de Pékin, fin 2008, dans l'optique des JO-2012 à Londres. Créé en 1945, l'Institut s'étend sur 30 hectares du bois de Vincennes et accueille des athlètes de haut niveau dans 24 disciplines sportives.