Compagnon du général de Gaulle pendant sa traversée du désert dans les années 50, M. Griotteray, ardent partisan de l'Algérie française, avait pris ses distances avec les gaullistes au début des années 60. Il avait ensuite participé à la création des Républicains indépendants (RI).

Après la guerre, il est notamment chargé de mission au cabinet du ministre de la Défense, Pierre-Henri Teitgen puis René Mayer (1947-1948), avant d'être attaché au cabinet du général commandant supérieur des troupes françaises au Maroc (1956-1957).

Elu conseiller municipal (UNR) de Paris en 1959, il est également conseiller général de la Seine jusqu'en 1965.

Après avoir été vice-président de la Fédération nationale des RI en 1966-67, Alain Griotteray présidera l'UDF du Val-de-Marne de 1978 à 1997.

Entre-temps, il siège au Conseil économique et social (1979-1985), devient vice-président du Conseil régional d'Ile-de France (1982-1986).

M. Griotteray a été député (RI puis UDF) du Val-de-Marne pour la 8eme circonscription (1967-1973 et 1986-1997). Candidat malheureux aux élections législatives de 1997, il démissionne de l'UDF en 1998.

PDG de la société Tornado de 1961 à 1976, Alain Griotteray était depuis 1997, administrateur de plusieurs sociétés, dont Tornado et Electrolux.

Editorialiste et directeur délégué aux relations extérieures de l'hebdomadaire Le Figaro magazine, il est l'auteur de nombreux livres, dont "Lettre aux giscardo-gaullistes" (1980) et "Non à la Constitution : pour une certaine idée de l'Europe" (en collaboration, 2005). Il avait publié ses mémoires en 2004.